BAD PARLING / MAL PARLAGE

 
 

BAD-PARLING*


Observatoire linguistico-ironique de l’évolution contemporaine de nos habitudes de langage.


“Toute langue qui ne bouge pas est une langue morte!

Toutefois, certaines évolutions langagières piquent les yeux!”

Jean Blanchard, badparlologue, avril 2009.


* “Bad parling”, nouveau concept apparu sur le haut des pentes de la Croix-Rousse à Lyon à l’automne 2008, désignant toute nouvelle manière de parler le français, expression, mot, accentuation, de préférence particulièrement ridicule, et dont il convient de se moquer énergiquement, tout en sachant bien que ce sera probablement inutile.


I - MANIFESTE


Notre langue, le français, nous semble être dans une période particulière. Les règles universelles d’évolution d’une langue, telles que les linguistes les ont analysées, sont bousculées par les conditions actuelles d’exercice de la langue dans notre société. Les nouveaux moyens de communication écrite ont généré une nouvelle écriture phonétique, et la multiplication des modèles prescripteurs de la langue parlée, par le biais de la télé-radio-langue et de la net-langue, accélère la circulation des nouveautés de vocabulaire, de prononciation, d’accent et de syntaxe. Cette augmentation de la rapidité d’évolution de la langue, dont les étapes au vingtième siècle pouvaient encore se confondre avec les générations, peut se mesurer à l’aune d’une année, ou même d’une saison. Certaines nouveautés langagières disparaissent à grande vitesse, et d’un trimestre à l’autre, paraissent obsolètes.

D’autres s’établissent, s’incrustent, irréversibles, deviennent la norme, et marquent les étapes de transformation de la langue. Ce qui fait qu’un nouveau mot, une nouvelle prononciation, une nouvelle expression qui peut surprendre, agacer, sinon plus, s’installe, se répand jusque dans les hautes sphères. Nos dirigeants les adoptent, croyant faire peuple, pour une meilleure efficacité, pensent-ils, de leurs discours. Le phénomène se banalise, et nous nous surprenons, à notre corps défendant, à les entendre dans notre propre bouche, ce qui peut engendrer parfois une perte appréciable d’estime de soi.


Les magnifiques accents, régionaux, immigrés ou sociaux, auparavant éléments fondamentaux de nos identités, se mélangent et accouchent de nouvelles règles de prononciation contradictoires, qui brouillent les pistes, et interdisent l’affirmation d’une identité régionale, culturelle et sociale immédiate. Bref, la langue commune, stabilisée et codifiée par deux siècles d’École Publique, et ses déclinaisons historiques sont en voie de délitement.


Laissons aux linguistes le soin et le privilège de l’étude sérieuse, objective  de ces phénomène, et cédons aux délices de la subjectivité, du conservatisme et de la moquerie, pour épingler les pratiques langagières nouvelles dont la plupart, avouons le, écorchent méchamment nos oreilles. 


Qu’hommage soit rendu ici aux acteurs de cette évolution permanente du langage. Opiniâtres, jour après jour, ils utilisent les tribunes dont ils disposent, radio et télévision, pour commettre l’irréparable. Saluons donc l’inlassable effort des présentateurs sportifs, présentatrices météo, journalistes d’information télévisée, chroniqueurs et autres animateurs de jeux télé et de télé-achat, et leurs homologues de radio (souvent les mêmes), effort voué à l’éradication des éléments qui ont fait l’élégance de notre langue dans ses déclinaisons savantes, sérieuses, régionales, culturelles et populaires, dans le but de les remplacer par une bouillie médiocre et saumâtre.



II - LES GRANDES FAMILLES DU BAD PARLING


Les principaux travers langagiers contemporains observables sont ici classés par familles de locuteurs, et dénommés selon une méthode très précisément approximative, sinon objectivement subjective. Les linguistes utilisent des mots absolument délicieux pour désigner scientifiquement, donc très précisément, ces phénomènes. Nous citerons ici avec gourmandise les métaplasmes, apocopes, épenthèses et autres paragoges. Ils vous seront très utiles pour briller dans une controverse phonétique pour peu que vous en maîtrisiez le sens. Nous nous en tiendrons ici à une typologie fantaisiste, mais, espérons le, parlante au plus grand nombre.


Les heuistes :


C’est un des travers les plus répandus, et le mal se propage d’heure en heure. Il s’agit d’ajouter, dans le cas d’association de deux mots dont le premier se termine et le second commence par une consonne prononcée, un «heu» d’une laideur consommée. Les grands précurseurs et vulgarisateurs pourraient être Charles Pasqua, et son célèbre «èrheupéèrheu», et Jean-Claude Gaudin et son grandissime «uèmepé». Personne n’est épargné par ce phénomène qui est en passe de devenir la norme, et les télé-parleurs les plus chevronnés, les plus au fait des usages de notre langue, se retrouvent piégés, contaminé par ce virus ridicule. Même Léon Mercadet, fin diseur de français, nous a consterné avec son désormais célèbre «Karlheu Marx» (célèbre au Bad Parling Club croix-roussien, bien sûr!). Nous le remercions ici d’avoir dès lors contribué à l’envie irrépressible d’écrire ces lignes.


La liste des êtres humains francophones atteints par le mal est trop longue pour qu’on puisse citer tout le monde. Voici toutefois un premier relevé des couples de mots concernés par ce tic épouvantable.


Exercices :

Un Bestheu-seller, le strictheu-minimum, Ronaldheu Reagan, Karlheu Marx, Markheu Veyrat, le testheu match, matcheu nul, l’oursheu blanc, l’exheu-Yougoslavie, mon exheu femme, en directheu du Parckeu des Princes, les quotidiens Ouestheu-France et l'Estheu-Républicain, le Languedokheu-Roussillon, l'impactheu de la crise, le conceptheu-car, devenu par simplification "le conceptheu", la Luftheu-Waffe, Palmheu Beach, la firstheu lady, postheu-mortem, le parkheu naturel de Yellow Stone, le 29 marsheu dernier, votre contactheu personnel, la chaîne de télévision Directheu 8, la Russie postheu soviétique, l'impactheu final, le rancheu de Neverland, le vedrictheu du procé, West Sidheu Story...


Les heuro-istes (havrilistes...)


Cette malédiction est apparue avec l’euro, qui, depuis son instauration, est prononcé majoritairement par nos colocuteurs comme s’il s’écrivait «heuro». C’est la fin des liaisons en n-euros, z-euros,  tr-euros, q-euros, t-euros, f-euros, et c’est le meilleur moyen d’éviter les pièges anciens de notre écriture et prononciation des nombres : vingt euros, et quatre-vingts euros, cent euros et deux-cents euros. Il est intéressant de constater que les mêmes locuteurs formulent toujours correctement les liaisons concernant les âges - un(n)an, deux(z)ans,  vingt(t)ans, quatre-vingts(z)ans, cent-vingt(t)ans - en même temps qu’ils les ignorent pour l’euro. Il est clair que nos concitoyens, s’ils connaissant le résultat des règles qui régissent les liaisons pour compter les années, en ignorent le fonctionnement, et sont incapable de les appliquer aux euros. C’est une caractéristique des cultures de l’oralité qui transmettent des règles implicites, sans pouvoir jamais les expliciter.

La pratique des liaisons semble en perdition, quand, à la télévision, les journalistes, présentateurs, et pire encore, les émissions de télé-shopping et les publicités, extrêmement influentes dans le domaine de la prescription linguistique, comptent en heuros.

Une mention spéciale est attribuée à l’émission télévisée Motus, animée par Thierry Beccaro, sympathique virtuose quasi-quotidien du heuroisme. De plus, cette émission, basée hypothétiquement sur la connaissance par les concurrents des richesses de la langue française, propose à l’écran une graphie systématiquement erronée, en affichant des mots entièrement en majuscule sans accentuation aucune.

Enfin, le drame est joué quand on entend une combinaison heuiste et heuroiste telle que : «quarante-quatreheu euros»

Toutefois, dans cette pandémie anti-liaisons, les liaison des chiffres cinq et neuf semblent résister quand on compte les heuros : pour badparler correctement, il conviendra donc de bien conserver nos cinq(k)euros et neu(f)euros traditionnels. Pour le chiffre quatre, nous avons pu constater le retour d’une prononciation régionale du chiffre en question - mes compatriotes berrichons s’y reconnaîtront - ce qui donne «quat’euros»

Le phénomène semble s’étendre à d’autres possibilités de destruction des liaisons, et l’année 2009 a vu triompher les «havrilistes» et les «haoûtistes», précurseurs de la disparition prochaine de toute liaison et de la victoire définitive du hiatus. 


Ex :

«Aujourdhui, trois havril...» «les élections prévues le vingt-deux haoût prochain»


Exercice : (attention, il convient de ne pas céder à l’envie de placer une liaison à l’ancienne!!!)

Un heuro, deux heuros, trois heuros, quatrheu heuros ou quateuros, cinkeuros, six heuros (on ne prononce plus le «x», donc «si»), septheu heuros, huit heuros (hui), neufeuros, dix heuros......(di).


Les donc-voilistes :


Dignes successeurs des «quoi-istes» et autres «tu-vois-istes» des années 70 et 80, dont il reste quelques adeptes - Soan, vainqueur 2009 de la Nouvelle star  en est un condensé à lui tout seul - nos donc-voilistes utilise le mot «donc» non plus en tant que conjonction de coordination, mais comme introduction d’une phrase, et le mot «voilà» pour appuyer une affirmation, sans qu’aucune idée, ou proposition de sens viennent étayer une pensée logique. L’apothéose se place en toute fin de l’intervention, et consiste à surajouter les deux mots vides de sens accouplés en un «donc voilà» conclusif triomphant, et qui ne souffre aucune contradiction. On observe également la conjonction de plus en plus fréquente du heu-isme et du donc-voilisme, ce qui donne l’impérial et définitif «donkheu voilà»


Exercice : «Quel est votre sentiment face à cette grève des transports?

Donc, je pense que les grévistes nous prennent en otage, voilà, y-en a ras le bol d’être pris en otage, donkheu voilà!!!»


Les et-que-istes :


Ils enchaînent deux fragment de phrase sans lien logique par un fiers «et que» sans queue ni tête.


Exercice :

«On a attendu le train pendant deux heures, et que personne ne nous a informé»


Les «ouais-istes»


Cette frange jeune de nos concitoyens appuie une affirmation vide de logique en commençant la seconde partie d’une phrase par un «ouais» qui, sans amener aucun argument supplémentaire, a pour objectif de rendre incontestable la chose affirmée.

Exercice : «Ce qu’on a voulu faire dans ce deuxième opus éponyme,  ouais, c’est se faire plaisir!»


Les han-istes


Sacralisé par les Inconnus du temps de leur splendeur dans leur chanson-sketch Auteuil-Passy, l’immortel “tu-vas-bien-han” en est la quintessence. Les han-istes ponctuent la fin de leurs affirmations, ou de simples fragments de phrase par un “han” nasalisé assez proche du «eu» de “Aï-eu” des cours de récréation. Marc-Olivier Fogiel en a été longtemps le grand prêtre télévisuel, avant de s’amender, suite à sa guignolisation dans la célèbre émission de Canal+ dans laquelle sa marionnette a, elle, conservé ce tic langagier d’une vulgarité et d’un ridicule encore inégalés à ce jour. Fors heureusement, Fogiel lui-même a quasi-disparu de nos écrans pour se consacrer à la radio.

Heureusement Jean-Philippe Lefèvre, présentateur de l’émission «Un monde de bulles», consacrée à la bande dessinée sur la chaîne du Sénat entretient de manière épisodique le flambeau haniste avec bonheur. Un autre adepte, miraculeusement absent des écrans depuis quelques temps est Steevy Boulay, champion haniste dans la catégorie pipeulissime.


Exercices : «Ouaiis-han, c’est trop bon-han, et c’est pas cher-han, merci-han»



Les iyeuistes-iyaistes


Longtemps, Alain Madelin, du temps heureusement révolu de sa splendeur politique au service de l’ultra-libéralisme (dont on connaît maintenant l’efficacité mondiale, mais ça n’est pas le sujet!) nous a ravi de ce tic ineffable qui consiste à ajouter au bout des mots qui se terminent par une voyelle une expression sans aucun sens, «iyeu», ou «ayeu». Cette malheureuse et inconsciente habitude a pour effet de ridiculiser immédiatement le contenu du propos et la personne atteinte de ce tic. Ce qui, dans le cas d’Alain Madelin, a toujours été savoureux.


Exercice : «Trop de taxes pèsent sur nos entreprises-ayeu, c’est la raison même de mon engagement-ayeu!»


Les hai-é-istes


Cette curieuse tribu pratique l’inversion de prononciation des -ais- et des -é-,  pourtant fleurons du rapport précis entre orthographe et prononciation de notre langue.

Nous obtenons donc : “les Anglés se sont montrés efficaces lors de cette rencontre sportive capitale”, ou bien le célèbre “bonne soirais” poivredarvoresque.

Cette pratique pourrait résulter de la combinaison de deux influences : le “bonne soirais” d’origine ouest-parisienne d’une part, très pratiqué  entre autre dans les galeries d’art de la capitale, et le “encore une victoire injuste pour les Néerlandés»” des commentateurs sportifs d’origine toulousaine, et plus largement du Sud-Ouest. Ruth Elkrief, journaliste sur la chaîne d’information en continu BMFTV, est une délicieuse virtuose de cet exercice difficile.


Exercice 1 :“Je seré le Praisident de la Raipublique de tous les Françés” (Jacques Chirac dans le texte)

Exercice 2 : «Malgrais une température extérieure de plus de trente degrais, le processus de pé a été un succé!»

Exercice 3 : «Je suis passionnais par les produits de bottais»


Attention toutefois aux exceptions! En effet les Françaises résistent :

Exercice 4 :

«Les Francés et les Françaises ne sont plus interressais par la politique»


Les ‘un-pt’it-peu-istes»


Le terme «un petit peu» dans sa forme contractée «un p’tit peu» est à insérer tous les trois ou quatre mots, pour un effet de drôlerie irrésistible.

Exercice : «Quand on vois les sommes faramineuses que les banques ont un p’tit peu perdu pendant la crise, on a un p’tit peu envie de se demander  - où va l’argent?»


Les «Je-reviens-de-New-York-istes»


Ils veulent en permanence signaler qu’ils sont la moitié du temps aux USA, où qu’ils y ont fait leurs études. Leur stratégie consiste à prononcer avec un affreux accent nasalisé et monotone au sens littérale les mots américains jusque là prononcés «à la française».

L’exemple du nom de New York est caractéristique : de «nouillorque», prononciation historique, immortalisée par Jean Gabin, on est passé à «niouiorque».

Chrysler, prononcé depuis presqu’un siècle «crislaire», est devenu depuis la crise économique «craïsleur» dans les émissions «économiques».


Les «Je-reviens-de-Romistes»


Ils souhaitent montrer leur parfaite connaissance de la langue italienne en ignorant les règles de mise au pluriel en usage dans la langue française. Ils choisiront donc de changer la terminaison de quelques mots d’origine italienne passés en français depuis plus de deux siècles en un pluriel italianisant légèrement affecté.

Les mots scénario, solo et tempo deviennent alors au pluriel, en je-reviens-de-Romisme, scénari, soli et tempi.

C’est d’autant plus cocasse que les traductions possibles du mot scénario, attesté en français depuis 1764, sont actuellement en italien "canovaccio, trama, sogetto, sceneggiatura, copione", et très rarement "scenario", qui signifie plutôt «décor, cadre». Encore plus amusant, le pluriel de scenario en italien est «scenarii», mais le double «i» dépasse le besoin d’italianisme de la plupart des jereviensderomistes.

Le terme solo est attesté dès 1703, mais présente la double nationalité au pluriel depuis 1876.

Quand au tempo, s’il a bien le même sens dans les deux langues, il est attesté en français depuis 1765, ce qui lui donne la nationalité française sans aucun doute.

Les pluriels de scénario, solo et tempo sont bien, en français, scénarios, solos  et tempos. Pour une foi, rendons hommage à M.Mallory, l’un des paroliers de Johnny Halliday, fabuleux linguiste devant l’éternel lui-même, pour ces paroles gravées dans le marbre :

«J‘en ai assez d’entendre à la radio

Les mêmes sons et les mêmes tempos»

(Le bon vieux temps du rock n’ roll)


Exercice : «Les tempi sont un élément structurel de ces scénari.»


Les «Je reviens de Berlinistes»


Vieille tradition instaurée par la station de radio France Musique, elle impose d’utiliser des prononciations pseudo germaniques pour des patronymes présumés d’origine allemande. Cette afféterie sort du cadre strictement musical.


Excercice :«J’adore les valses de Richard Chtraoss, Dominique Chtraoss-Canne et Claude Lévi-Chtraoss également»


Les “jai-envie-de-diristes” et «pour-rebondiristes»


Rompus à l’art de la prise de parole en réunion, ils pratiquent également le “pour rebondir sur ce que viens de dire Kevin”, et  le définitif «faut arrêter».


Exercice : «Pour rebondir sur que viens de dire Steevy, j’ai envie de dire, faut arrêter!!»


Les “oui-mais-concrètement-istes”


Cette interpellation est le fer de lance de nos journalistes de télé en cours d’entretien avec un représentant politique. Afin d’affirmer leur indépendance journalistique, ils combinent la stratégie maintenant quasi-unanime qui consiste à couper la parole après cinq ou six mots, sans écouter ce qui se dit, ou va se dire, et à poser cette question définitive, qui ruine toute tentative de début d’analyse de la part de leur interlocuteur. 

Cette intervention radicale s’applique avec bonheur quand l’interlocuteur appartient à l’opposition actuelle, et de manière beaucoup plus nuancée envers un représentant du régime actuel.


Exercice :«Notre parti a élaboré un programme européen pour...

-Oui, mais concrètement, que proposez-vous aux Français?»


Les “chuis-dans-l’-train-istes”, 


On aurait pu penser que la signalétique présente dans les trains, et qui montre un téléphone portable en sommeil, suffirait à faire disparaître les comportements intempestifs d’usagers. Il n’en est rien. Si on peut excuser les personnes âgées, vraisemblablement dures d’oreilles et angoissées par les aléas éventuels d’un voyage, qui appellent leur famille pour les rassurer, on trouve encore des fâcheux. Souvent également adeptes du tonitruant “ça capte pas, j’te rappelle”, ils peuvent pourrir la sieste d’une voiture de TGV au complet, en vociférant dans leur téléphone mobile, croyant ainsi améliorer la qualité de communication, une séquence convenue d’informations capitales basées sur le retard estimé du train, sa cause et l’heure probable d’arrivée.


Exercice : (À prononcer d’une voix extrêmement puissante, en contrôlant la colonne d’air de manière à être entendu au plus loin)

«Allo! chuis dans l’train, j’ai pas acheté de pain, Non, non, il est à l'heure! allo! allo! j’ai pu d’réseau, ça va couper, j’te rappelle!»


III - ET DEMAIN?


Nous sommes à l’écoute de tout témoignage concernant l’observation des évolution de notre langue. Si des linguistes sont tentés de partager les explications scientifiques qu’ils détiennent sur les phénomènes en cours, ils sont les bienvenus, au-delà des considérations aigre-douces qui peuvent teinter ce texte.

Toute contribution à l’enrichissement de cette liste déjà longue et à la compréhension des phénomènes abordés sera bienvenue.


Cordialement


Jean Blanchard

Badparlologue

avril 2009


jean.blanchard@cornemuses.fr